Marchés, Organisations et Institutions

Séance 1 : Les bonnes propriétés du marché

Jérôme Deyris

Introduction générale

Qui suis-je ?

Jérôme Deyris (mail : deyrisj@parisnanterre.fr)

  • Parcours : Licence, Master, Doctorat à Nanterre

  • Actuellement : Chercheur post-doctoral à Sciences Po ; 

    • + vacataire à Nanterre (uniquement pour ce cours)

Je travaille sur les banques centrales

Approche d’économie politique : économie comme science sociale, en lien avec la science politique, sociologie, histoire…

Et vous ?

Vous êtes (j’espère) trop nombreux pour un tour d’amphi ! Mais par mains levées :

  • Qui est en L3 Humanités ?
  • Qui est en L3 SES ?
  • Qui a fait une prépa B/L ?

Avez-vous tous eu le cours d’histoire de la pensée économique ?

L’objectif du cours

Comprendre ce qui permet la coordination de la production et l’échange de milliards de biens et services

  • Quels sont les atouts et inconvénients du mécanisme de prix et des marchés ?
  • Pourquoi existe-t’il des firmes où la hiérarchie et le pouvoir remplacent ces derniers ?
  • Comment expliquer la pluralité de formes d’organisations ?
  • Que se passe-t’il à l’intérieur des firmes ?
  • Quid des autres formes d’organisations productives ?

Deux mécanismes de coordination

On distinguera notamment :

  • D’un côté, le marché et le mécanisme des prix, avec une coordination décentralisée, impersonnelle

  • De l’autre, l’organisation et le pouvoir de la hiérarchie, avec une coordination centralisée, directe

Entre les deux, une pluralité de formes de coordination dans des organisations très diverses

Une approche duale :

1. Perspective théorique : Comprendre les propriétés théoriques de chaque mode de coordination:

  • Quels sont leurs avantages, leurs limites ?
  • Quels économistes nous permettent de comprendre ces dernier(e)s ?
  • Par quelles théories, quels mécanismes économiques ?

Une approche duale :

2. Perspective empirique : Examiner leurs réalités concrètes et historiques.

  • Comment le marché est-il institué, quelles sont ses limites pratiques ?
  • Comment ont évolué les formes organisationnelles des firmes ?
  • Pourquoi certaines théories dominent-elles à certaines périodes ?

Plan du cours

Partie 1 : Le marché et la firme

  1. Les bonnes propriétés théoriques du marché
  2. Les institutionnalistes, le marché et ses limites
  3. La nature de la firme de Coase
  4. L’économie des coûts de transaction de Williamson
  5. Structures de gouvernance et évolution des formes de la firme

Plan du cours

Partie 2 : À l’intérieur des organisations

  1. Que se passe-t’il dans la firme ? Salariés, managers, actionnaires
  2. Théorie de l’agence, assymétries d’information et incitations
  3. Et si la firme n’existait pas ? Fiction légale et “nœud de contrats”
  4. Comprendre la gouvernance d’entreprise aujourd’hui
  5. Au delà de la firme capitaliste : d’autres formes d’organisation

Quelques points pratiques

  • Contact : deyrisj@parisnanterre.fr
  • Supports de cours : coursenligne ; si besoin 🔑 MOI2026
  • Évaluation :
    • Format : 1 partiel final, avec quelques questions de cours (QCM) + 2 questions de rédaction
    • Programme : tout le cours !
  • Assiduité : possibilité de points bonus au début des séances (Kahoot?)

Des questions ?

Séance 1. Les bonnes propriétés du marché

Questions de début de séance

Commençons par quelques questions ouvertes ! Selon vous :

  • Quels économistes ont ils fait du marché une catégorie d’analyse centrale ?

  • Pourquoi ? Avec quels concepts ?

Trois penseurs du marché

Aujourd’hui, on verra notamment :

  • Adam SMITH et la main invisible
  • Léon WALRAS et l’équilibre général
  • Friedrich HAYEK et l’ordre spontanné

Pouvez-vous nommer l’école de pensée à laquelle on rattache habituellement chacun de ces penseurs ?

Adam Smith (1723-1790)

Adam Smith : le penseur classique

Philosophe moral et économiste écossais

Théorie des sentiments moraux (1759)

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)

Comprendre la richesse des nations

Pourquoi certaines nations sont-elles plus riches que d’autres ?

  • Chez les mercantilistes (comme Colbert), ce sont les excédents commerciaux et l’or au service de la puissance impériale
  • Chez les physiocrates (comme Quesnay), c’est la fertilité du sol et la productivité des terres arables

Comprendre la richesse des nations

Pour Smith, la véritable raison est la division du travail.

“Les plus grandes améliorations dans la puissance productive du travail, et la plus grande partie de l’habileté, de l’adresse et de l’intelligence avec laquelle il est dirigé ou appliqué, sont dues, à ce qu’il semble, à la division du travail.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre I

D’où provient cette division du travail ?

Cette dernière provient selon Smith d’un penchant naturel à l’échange de l’Homme :

“Cette division du travail, de laquelle découlent tant d’avantages, ne doit pas être regardée dans son origine comme l’effet d’une sagesse humaine […] elle est la conséquence nécessaire, quoi que lente et graduelle, d’un certain penchant naturel […] qui les porte à trafiquer, à faire des trocs et des échanges d’une chose pour une autre.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre I

Pour comprendre comment cette propension à l’échange crée les conditions d’une plus grande richesse,revenons un peu en arrière :

La propension à l’échange

Dans sa Théorie des sentiments moraux (1759), Smith décrit l’homme comme étant par nature :

  • Social : besoin de contacts et de l’approbation d’autrui
  • Empathique : capable de se mettre à la place des autres
  • Auto-discipliné (spectateur impartial) : se sentant jugé

Ces traits de caractères le poussent à l’échange et au commerce

L’échange comme pacificateur

Cette propension à échanger et à commercer :

  • crée des liens d’interdépendance
  • adoucit les mœurs et favorise la coopération
  • transforme des inconnus en partenaires d’échange

Le marché = un lien social qui pacifie les relations humaines en substituant l’échange à la violence

L’échange comme jeu à somme positive

Cette propension à échanger et à commercer permet la division du travail…

“Par exemple, dans une tribu de chasseurs ou de bergers, un individu fait des arcs et des flèches avec plus de célérité et d’adresse qu’un autre. Il troquera fréquemment ces objets avec ses compagnons contre du bétail ou du gibier, et il ne tarde pas à s’apercevoir que, par ce moyen, il pourra se procurer plus de bétail et de gibier que s’il allait lui-même à la chasse.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre I

La magie de la spécialisation

La division du travail va permettre de produire plus, grâce à trois phénomènes cumulatifs :

  1. Accroissement de l’habileté individuelle
  2. Suppression des pertes de temps
  3. Permet la mécanisation et l’innovation

La manufacture d’épingles (1/2)

“Prenons un exemple dans une manufacture de la plus petite importance, mais où la division du travail s’est fait souvent remarquer : une manufacture d’épingles. Un homme qui ne serait pas façonné à ce genre d’ouvrage […] pourrait peut-être à peine faire une épingle dans toute sa journée, et certainement il n’en ferait pas une vingtaine.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre I

La manufacture d’épingles (2/2)

“Mais de la manière dont cette industrie est maintenant conduite […] l’important travail de faire une épingle est divisé en dix-huit opérations distinctes […] J’ai vu une petite manufacture de ce genre qui n’employait que dix ouvriers […] ils venaient à bout de faire entre eux environ douze livres d’épingles par jour : or, chaque livre contient au-delà de quatre mille épingles de taille moyenne. Ainsi ces dix ouvriers pouvaient faire entre eux plus de quarante-huit mille épingles par jour.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre I

Un choix payant mais risqué ?

Ainsi, le marché et l’échange permettent aux individus de se diviser le travail, ce qui permet d’accroître la richesse produite


Mais ce choix est risqué pour les individus :

-> En me spécialisant, je me mets à la merci des autres pour obtenir les autres biens nécessaires à ma survie !


Que se passerait-t’il si les présupposés anthropologique de Smith étaient faux ?

-> Les forces du marché disciplineraient les comportements !

Les forces disciplinantes du marché

Si chacun cherche la maximisation de son propre intérêt

Les forces disciplinantes du marché

Si chacun cherche la maximisation de son propre intérêt

Bienveillance et intérêts

“Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c’est toujours de leur avantage.”

La Richesse des Nations, Livre I, Chapitre II

La « main invisible »

“À la vérité, son intention, en général n’est pas de servir l’intérêt public, et il ne sait même pas jusqu’à quel point il peut être utile à la société […] Il ne pense qu’à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions.”

La Richesse des Nations, Livre IV, Chapitre II


=> Le marché permet d’aligner les intérêts individuels vers un plus grand bien-être collectif

Les limites du marché

Attention cependant : Smith n’est néanmoins pas un admirateur béat du marché et du “laisser faire

  • Besoin de biens publics fournis par l’État
  • Critique de l’aliénation liée à la division du travail
  • Crainte des cartels et du pouvoir de marché

Bonus : BD EconomiX sur coursenligne

Léon Walras (1834-1910)

Léon Walras : le penseur néoclassique

Économiste français, fondateur de l’école de Lausanne
Éléments d’économie politique pure (1874)

Économie pure et économie politique

Distinction importante chez Walras :

  • Économie pure : Construction théorique d’un modèle de concurrence parfaite
    Permet de démontrer les propriétés d’efficacité du marché

  • Économie politique et sociale : Prend en compte les imperfections réelles
    Walras y tempère ses conclusions et envisage l’intervention de l’État

Ici, nous étudions l’économie pure : le modèle idéal du marché

Le père de l’économie néoclassique

Avant Walras, l’économie est avant tout verbale (Smith, Ricardo), ou partiellement formalisée (Cournot).

  • Innovation théorique majeure : Modéliser mathématiquement un système où tous les marchés (biens, services, facteurs de production) s’équilibrent simultanément

Walras va formaliser les intuitions de Smith, et leur donner une démonstration rigoureuse, sur la base d’hypothèses restrictives bien définies

L’équilibre général

Walras va ainsi créer la “cathédrale néoclassique” de l’équilibre général.

Dans ce modèle :

  • L’offre et la demande de tous les biens s’ajustent simultanément 
  • Les prix jouent le rôle de variables d’ajustement
  • Tous les marchés sont interdépendants
  • Le système converge vers un équilibre général

Le tout ne fonctionne que sous des hypothèses restrictives :

Des agents rationnels et optimisateurs

Pour Walras, l’agent est un calculateur abstrait (Homo Œconomicus)

  • Objectif : Maximisation sous contrainte.
    • Le consommateur maximise son utilité selon son revenu.
    • Le producteur maximise son profit selon sa technique.
  • La valeur est définie par l’utilité marginale

➜ Le marché est une agrégation de calculs mathématiques individuels.

Le tâtonnement walrassien

Les prix sont tous déterminés en même temps :

  • Le Commissaire-Priseur : Figure fictive qui centralise les intentions et annonce les prix.
    • annonce un prix \(\rightarrow\) les agents annoncent leurs quantités.
    • ajuste le prix jusqu’à ce que \(Offre = Demande\) partout.
  • Pas d’échange tant que l’équilibre général n’est pas atteint.

➜ C’est une coordination centralisée par le prix pour obtenir un résultat décentralisé.

Résultats

Premier résultat théorique :

  • Dans l’équilibre walrasien, chaque facteur de production (capital, travail) est rémunéré à sa productivité marginale

  • Chacun reçoit exactement ce qu’il contribue à la production

Implication en termes d’équité :

  • Le fonctionnement libre et non faussé du marché permet une « juste rémunération » selon la contribution marginale de chacun

Résultats

Deuxième résultat théorique :

  • L’équilibre de marché concurrentiel n’engendre aucune perte sèche
    • Toutes les transactions mutuellement avantageuses sont réalisées ; Aucune ressource n’est gaspillée
    • La production est maximale et l’allocation efficace

En termes techniques : Le surplus total (surplus consommateurs + surplus producteurs) est maximisé

Résultats

Troisième résultat :

  • L’équilibre concurrentiel est un optimum de Pareto : On ne peut améliorer la situation d’un agent sans détériorer celle d’un autre

Autrement dit :

  • Aucune réallocation des ressources ne peut augmenter le bien-être collectif (= L’économie se situe sur la « frontière des possibilités »)

➜ C’est la formalisation rigoureuse de l’idée smithienne de la « main invisible »

Le formalisation d’Arrow-Debreu (1954)

Démonstration mathématique rigoureuse par Kenneth Arrow et Gérard Debreu :

  • Théorème d’existence : Sous certaines conditions, un équilibre général concurrentiel existe

  • Premier théorème du bien-être : Tout équilibre concurrentiel est un optimum de Pareto

  • Deuxième théorème du bien-être : Tout optimum de Pareto peut être atteint par un équilibre concurrentiel (moyennant des transferts redistributifs)

Prix “Nobel” d’économie 1972 (Arrow) et 1983 (Debreu)

Transition : Le paradoxe de Walras

Le modèle de l’équilibre général prouve l’efficacité du marché, mais pose un problème de taille :

  • Dans ce modèle, toute l’information (goûts, stocks, météo, etc.) est disponible en un point central (le Commissaire-Priseur) qui calcule les “bons” prix.
  • Critique : Si c’était faisable, pourquoi ne pas remplacer le marché par un ordinateur central ou un Ministère du Plan ?

➜ C’est ici qu’intervient Friedrich Hayek : pour lui, l’information n’est jamais centralisable. Le marché est crucial en ce qu’il est un système de communication.

Friedrich Hayek (1899-1992)

Friedrich Hayek : le penseur autrichien

Économiste et philosophe austro-britannique
The Road to Serfdom (1944)
The Use of Knowledge in Society (1945)

La séparation des connaissances

Pour Hayek, le problème central de l’économie n’est pas la simple allocation optimale de ressources, mais comment utiliser au mieux des connaissances dispersées parmi des millions d’individus.


Cette connaissance est souvent tacite, impossible à centraliser

  • Hayek critiquait déjà dans The road to Serfdom (1944) l’incapacité d’un planificateur central (l’État) à assurer la coordination des activités économique

La séparation des connaissances

“Le caractère particulier du problème d’un ordre économique rationnel est déterminé précisément par le fait que la connaissance des circonstances dont nous devons faire usage n’existe jamais sous une forme concentrée ou intégrée, mais uniquement sous la forme d’éléments dispersés d’une connaissance incomplète et fréquemment contradictoire que possèdent tous les individus séparés.”

Hayek, “The Use of Knowledge in Society” (1945)

Le prix comme solution

Pour Hayek, c’est le système des prix (libres et non faussés) qui va résoudre ce problème de la séparation :

“Le système de prix est un mécanisme pour communiquer l’information […] Le plus remarquable est qu’en transmettant seulement l’information la plus essentielle et seulement à ceux qui sont concernés, il permet de coordonner les actions séparées de différentes personnes.”

Hayek, “The Use of Knowledge in Society” (1945)

Le prix comme solution

Les prix agrègent et transmettent l’information dispersée dans l’économie

  • Chaque individu n’a besoin de connaître que les prix, pas les causes de ces mouvements
  • Ces changements de prix signalent où les ressources sont le plus nécessaires
  • Les individus adaptent leur comportement à ces signaux

L’exemple du marché de l’étain

Supposons qu’une nouvelle utilisation de l’étain soit découverte (plus de demande), ou qu’une source d’approvisionnement soit tarie (moins d’offre):

  • Le prix de l’étain augmente immédiatement
  • Les utilisateurs d’étain réduisent leur consommation, cherchent des substituts
  • Les producteurs augmentent leur production / d’autres mines deviennent profitables

Sans que personne n’ait besoin de connaître la cause, le système de prix coordonne les actions de millions d’agents sans planification centrale

L’exemple du crayon de Friedman

Lien vers la vidéo

L’exemple du crayon de Friedman

Ingrédients nécessaires pour produire un simple crayon :

  • Bois (Californie) : Scie, camion, corde, scierie…
  • Graphite (Sri Lanka) : Minage, transport maritime…
  • Caoutchouc (Malaisie) : Latex d’hévéa…
  • Ferrule (métaux divers) : Cuivre, zinc…
  • Peinture jaune : Pigments, huile de ricin…

Nécessite la coordination de milliers de producteurs uniquement par le marché !

Le marché comme processus de découverte

Pour Hayek, le marché est donc avant tout un processus de découverte, qui par l’aggrégation d’actions individuelles :

  • révèle des informations qui n’existaient pas auparavant
  • génère de nouvelles connaissances par l’entrepreneuriat
  • permet l’adaptation continue à des circonstances changeantes

. . . Contrairement à Walras, c’est surtout hors de l’équilibre que le marché et les prix sont les plus utiles !

Conclusion

Les bonnes propriétés du marché

Le marché n’est pas qu’un lieu d’échange, c’est un mécanisme de coordination qui remplit trois fonctions majeures :

  • L’incitation (Smith) : Il transforme l’intérêt personnel en bénéfice collectif. La “main invisible” discipline les comportements et pousse à la division du travail, source de richesse.

  • L’efficience (Walras) : Il permet d’allouer les ressources là où elles sont le plus utiles. À l’équilibre, aucun gaspillage n’est possible (Optimum de Pareto) et chacun est rémunéré selon sa contribution.

  • L’information (Hayek) : Il résout le problème de l’ignorance. Le système de prix est un système de communications qui agrège des millions de connaissances locales et tacites et permet la coordination malgré la décentralisation de la production

Les limites du marché (I)

Le modèle de marché parfait est une construction théorique. Dans la réalité, nombreuses limites :

  • Limites du pouvoir des consommateurs (Veblen, Bourdieu) : Les goûts des consommateurs ne sont pas rationnels et souverains, mais influencés et construits
  • Excès de pouvoir des producteurs (Galbraith & Schumpeter) : Les producteurs ne sont pas des atomes, mais disposent de pouvoir de marché leur permettant d’influencer les prix et les besoins

Les limites du marché (II)

Le modèle de marché parfait est une construction théorique. Dans la réalité, nombreuses limites :

  • Importance des défaillances de marché : Biens publics, externalités appellent tous à une intervention de l’État
  • Problème du désencastrement (Polanyi) : Le marché n’est pas “naturel”, il est institué. La transformation de la terre, du travail et de la monnaie en “marchandises” menace le lien social.

Ce sera pour le prochain chapitre !

Références bibliographiques

Smith, A. (1776). Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Traduction française, Gallimard.

Smith, A. (1759). Théorie des sentiments moraux. Traduction française, PUF.

Walras, L. (1874). Éléments d’économie politique pure. Lausanne: Corbaz.

Hayek, F.A. (1944). The Road to Serfdom. London: Routledge.

Hayek, F.A. (1945). “The Use of Knowledge in Society”, American Economic Review, 35(4), 519-530.

Friedman, M. (1980). Free to Choose. New York: Harcourt Brace Jovanovich.

Arrow, K.J. & Debreu, G. (1954). “Existence of an Equilibrium for a Competitive Economy”, Econometrica, 22(3), 265-290.